Press reviews
LUIS FRANCESCO ARENA Porcelain Tandem Fiat Lux
Paolo Dordi 7/10
Abbiamo conosciuto la musi- ca di Luis Francesco Arena in occasione del recente Rockerilla Birthday Party e abbiamo scoperto un son- gwriter capace di costruire atmosfere avvolgenti e singo- lari, in cui una voce fragile e ricca di personalità si scioglie dentro gli accordi di un’acu- stica, le cui accordature aper- te creano un suono peculiare e obliquo. Ritroviamo queste caratteristiche intatte su “Porcelain Tandem”, appena impreziosite da qualche inserto di archi che dona maggior consistenza alla struttura dei brani. C’è una fragilità di fondo che si mischia con una malinconia latente, mai troppo invaden- te e si spande su composizio- ni morbide, di raffinata leg- gerezza (“On A Mission”), ballate oscure e indolenti (“Porcelain Tandem”), sedu- centi incursioni up-tempo (“Under Red Lights”). Ma ciò che maggiormente convince in questo album è la mobilità delle canzoni, la loro capacità di esplorare colori differenti mantenendo di fatto gli stessi ingredienti di base. Basta pensare a una versione di “Help!” completamente de- costruita e desaturata, che all’inizio si stenta a riconosce- re, con un chorus che più che un tripudio evoca un sipario chiuso e un riflettore a span- dere una luce bassa, appena percepibile. Arena canta in inglese, ma tale artificio non pare affatto una forzatura e dona forza e una musicalità maggiore alle sue canzoni. In futuro ci aspettiamo qualche colore più vivace e un po’ di coraggio in più ma sin d’ora le canzoni di “Porcelain Tandem” mostrano un arti- sta da tenere d’occhio.
Et d'autres, encore, ont quelque chose en plus en plus. Et ceux-là, ça me gêne toujours énormément de les chroniquer. Ce qui explique que ce Porcelain Tandem a tourné des mois et des mois sur mes platines avant de bénéficier d'une analyse aussi impertinente qu'imprécise, mais néanmoins sincère. Luis Francesco Arena dégage quelque chose de particulier, quelque chose de fort, une urgence hors normes couplée à une émotion à fleur de peau. Une voix écorchée vive, incroyablement juste, vient jeter toute son intensité sur des mélodies tantôt légères, tantôt denses, toujours acoustiques conférant une atmosphère incroyable à cet opus. Luis Francesco Arena sait jouer de sa voix, alterner moments enjoués et moments relativement calmes, le tout avec une classe et une assurance à couper le souffle. Porcelain Tandem requiert une profonde respiration avant écoute, tant l'enchaînement des morceaux plonge l'auditeur dans une apnée irréversible. Résister aux charmes dégagés par cet univers folk est mission impossible, pour peu qu'on arrive à se laisser envouter.
D'aucuns trouveront certainement un aspect surfait, surjoué aux compositions de Luis Francesco Arena. Nous, on les trouve criantes de sincérité et poignantes à souhait. Si H-Burns et Syd Matters brillent par leur incroyable habilité à nous émouvoir, Luis Francesco Arena leur emboîte le pas de fort belle manière. Ce petit nouveau gagne d'entrée ses galons dans la flotte hexagonale. Bien joué, m'sieur !
On avait découvert Luis Francesco Arena (de son vrai nom Pierre Louis François, ancien membre du groupe Headcases) sur la structure Another Records en 2005 avec un premier album aux accents folk, basé principalement autour de la guitare et de la voix, autour desquels venaient se caler quelques cordes pour des arrangements aussi discrets que jolis. Pas de gros changement serait-on tenter de dire au premier abord. Pourtant, à bien y écouter, on se rend vite compte des progrès fait par le garçon tant au niveau du chant que des compositions. Moins maniéré, le chant de Luis Francesco Arena se révèle ici plus naturel et plus agréable. Côté musique, c’est d’abord au niveau des arrangements que l’on appréciera l’évolution. Entouré d’un quatuor à cordes, ce dernier enrichit sa musique lui donne plus de relief encore, preuve en est cette superbe reprise du “Help” des Beatles. De la belle ouvrage.
Evadé de son groupe noisy Headcase, Pierre-Louis François, alias Luis Francesco Arena, a sorti courant janvier son deuxième album Porcelain Tandem (Fiat Lux / Discograph).
Veritable concentré d'orfèvrerie, l'album est ciselé comme un diamant qui aurait vu le jour entre les mains d'un diamantaire. Pas besoin de surenchère pour écrire un folk subtil, intemporelle et sophistiqué: une guitare, des mots et des cordes.
Luis Francesco Arena nous sert un folk acoustique et des arrangements de cordes gracieux, portant une voix fragile et pourtant sûr de ces mots.
Ici on parle de songwriting rivalisant avec des albums tels que Hips and Makers de Kristin Hersh ou encore Grace de Jeff Buckley. L'album est composé comme un vinyle, de deux faces distinctes. Une première face plus percutante, remplie d'espoir grâce au rôle prépondérant du jeu des cordes, alors que la seconde partie est plus centrée sur l'atmosphère intime, plus nostalgique, de l'arstiste. Mention spéciale pour la reprise Help des Beatles qui prend réellement tout son sens grâce à une réochestration plus mélancolique mais trés réussie.
Evadé de l'éléctricité, un français réfugié dans l'americana sensible.
Est-ce parce qu'il porte trois prénoms (Pierre-Louis François) et se sent en France comme un coyote dans le jardin des Prébendes, que ce Tourangeau a dû s'inventer un nom et une mythologie américaine (à la Calexico Helldorado ou Tres Chicas...) qui va avec?
Est-ce par rejet d'une éléctricité excedée longtemps pratiquée en groupe, qu'il joue aujourd'hui avec une telle minutie, une telle douceur des chansons faussement apaisées? Car même ourlée de violon, de guitares amoureuses et de refrains veloutés, la tension règne comme souvent chez ces évadés du vacarme-de Troy Von Balthazar à Bob Mould. Ainsi même sa reprise murmurée du Help! des Beatles sonne, effectivement comme un appel à l'aide:Le chant du cygne d'un homme qui coule dans une marée noire. Et pourtant il y a chez lui tant de bonté mélodique, tant de liberté et de cascades dans le chant (qui se souvient e Martyn Bates?) que jamais son mauvais sang est un repoussoir: ce second album avec son cd bonus (c'était donc ça se "tandem de porcelaine") révèle au contraire un sens suranné de l'hospitalité et une passion chevillée au corps pour un folk diaboliquement atmosphérique et hantant. H-burns, Delano Orchestra, François Virot, Rivkah ou encore Coming Soon: toute une scène qui se souvient ici que le sud des Etats-Unis fut en partie français.
Benjamin MONTOUR
Plus encore que sur son premier opus solo, il y a deux anx de cela, le songwriter charentais adopte pour sa nouvelle livraison une expression musicale au leitmotivs de délicatesse, grâce et style. Pour ne laissr transparaître qu'un seul constat: beau, tout simplement beau. Audace et subtilité des arrangements ("The lion's kiss", "Bastard sons"), mélodies au souffle permanant ("Hard to move"), arpèges virtigineux ("Porcelain tandem"), ce folk là ne prend sens que dans un univers riche, foisonnant et illuminé. Pas étonnant que les paysages affectés du chanteur de feu Headcases soient en proies au turbulences de cordes (violon, violoncelle...) loquaces et intenses. Résultat: de montagnes russes en plaines arides, les morceaux vivent en quelques minutes leur propres métamorphoses ("Reckon the haze") L'auditeur vacille. Et chacune des douze chansons en présence n'appellent qu'une seule et même posture: la contemplation. Si Porcelain Tandem est un travail d'orfèvre, d'esthète même, il est aussi l'expression d'une plume autarcique et habitée. Preuve en est via ce chant, comme tiraillé entre de douces nuances et un désir d'élévation, jamais rassasié. Au final c'est cet equilibre précieux qui confine à l'album sons caractère si exceptionnel. Et en fait un oeuvre d'art à 200%. Ce qui est déjà beaucoup.
E.GUINOT 8/10
Le premier album de Luis Francesco Arena nous avait enchanté, celui là confirme le talent de ce musicien par ailleurs membre du combo Noisy Headcases. Pour son projet solo, il déballe des chansons acoustiques appuyées par des arpèges alambiqués et une voix aïgue et engagée. C'est le côté rauque et direct qui séduit (Under red lights), rappelant parfois les élans tragiques de The Veils, d'autant que sur ce deuxième opus, Luis semble moins soucieux de bien faire, il est plus rentre-dedans et entier. Chaque chanson est intense, personnelle et mélodique, comme si Girls in Hawaii se la jouait acoustique. La seule décéption une reprise de Help!, prouve bien que LFA est riche d'un talent qui se suffit à lui même. Thomas Baltes
Auteur d'un premier album en 2005, paru sur le label Another Record, Luis Francesco Arena revient avec un successeur à la hauteur de nos espérances. D'emblée, on est frappé par la justesse de sa voix, et par la fonction de prisme qu'il arrive à lui insuffler au fil des morceaux. Rageuse sur "Seven Birds", elle se fait douce et aimante quand il s'agit de soutenir la voix de Jehn, sur le duo "Porcelain Tandem". Ici, la logique de l'album se révèle. Placé à la césure du disque, ce titre donne les clés de lecture de celui-ci, et on devine que la voix sereine de Pierre-Louis danse sur un dé à deux faces.
Entre quatuor à cordes rythmique sur l'une et docile sur l'autre, l'atmosphère change au fil du temps alors que l'oxygène se raréfie. Comme un pied de né aux traditions, il place sa reprise de "Help" sur la deuxième face, et fait de ce morceau une douce ballade. Son interprétation est respectueuse au point d'appeler le fantôme d'Elliott Smith qui, en son temps, avait réussi une performance équivalente avec le titre "Because".
Dans l'esprit de Pierre-Louis, on croise souvent des êtres étranges. Certains titres comme "Seven Birds" et "The Lion's Kiss" faisant même penser à des fables. Cependant, cela ne l'empêche pas de nous imposer des réactions bien réelles. Et au détour de "Under Red Lights", on se surprendra à taper du pied et à hocher la tête. Les arrangements sont parfaits du début à la fin et "Reckon The Haze" emporte la palme sur les passages, troublants, de mimétisme voix / cordes. Au côté de Peter Deimel (Hushpuppies, Chokebore, The Kills), Luis Francesco a incontestablement franchi un cap. Enfermé dans le studio Black Box en pleine campagne, il a su tirer le meilleur de ses musiciens et surtout de ses chansons. Une perle folk en ce début d'année et une tournée à surveiller. Déjà.