Press reviews

Ground control25/03/2008

Evadé de son groupe noisy Headcase, Pierre-Louis François, alias Luis Francesco Arena, a sorti courant janvier son deuxième album Porcelain Tandem (Fiat Lux / Discograph).

Veritable concentré d'orfèvrerie, l'album est ciselé comme un diamant qui aurait vu le jour entre les mains d'un diamantaire. Pas besoin de surenchère pour écrire un folk subtil, intemporelle et sophistiqué: une guitare, des mots et des cordes.

Luis Francesco Arena nous sert un folk acoustique et des arrangements de cordes gracieux, portant une voix fragile et pourtant sûr de ces mots.

Ici on parle de songwriting rivalisant avec des albums tels que Hips and Makers de Kristin Hersh ou encore Grace de Jeff Buckley. L'album est composé comme un vinyle, de deux faces distinctes. Une première face plus percutante, remplie d'espoir grâce au rôle prépondérant du jeu des cordes, alors que la seconde partie est plus centrée sur l'atmosphère intime, plus nostalgique, de l'arstiste. Mention spéciale pour la reprise Help des Beatles qui prend réellement tout son sens grâce à une réochestration plus mélancolique mais trés réussie.

Les Inrockuptibles30/02/2008

Evadé de l'éléctricité, un français réfugié dans l'americana sensible.

Est-ce parce qu'il porte trois prénoms (Pierre-Louis François) et se sent en France comme un coyote dans le jardin des Prébendes, que ce Tourangeau a dû s'inventer un nom et une mythologie américaine (à la Calexico Helldorado ou Tres Chicas...) qui va avec?

Est-ce par rejet d'une éléctricité excedée longtemps pratiquée en groupe, qu'il joue aujourd'hui avec une telle minutie, une telle douceur des chansons faussement apaisées? Car même ourlée de violon, de guitares amoureuses et de refrains veloutés, la tension règne comme souvent chez ces évadés du vacarme-de Troy Von Balthazar à Bob Mould. Ainsi même sa reprise murmurée du Help! des Beatles sonne, effectivement comme un appel à l'aide:Le chant du cygne d'un homme qui coule dans une marée noire. Et pourtant il y a chez lui tant de bonté mélodique, tant de liberté et de cascades dans le chant (qui se souvient e Martyn Bates?) que jamais son mauvais sang est un repoussoir: ce second album avec son cd bonus (c'était donc ça se "tandem de porcelaine") révèle au contraire un sens suranné de l'hospitalité et une passion chevillée au corps pour un folk diaboliquement atmosphérique et hantant. H-burns, Delano Orchestra, François Virot, Rivkah ou encore Coming Soon: toute une scène qui se souvient ici que le sud des Etats-Unis fut en partie français.

Benjamin MONTOUR

NOISE MAG29/02/2008

Plus encore que sur son premier opus solo, il y a deux anx de cela, le songwriter charentais adopte pour sa nouvelle livraison une expression musicale au leitmotivs de délicatesse, grâce et style. Pour ne laissr transparaître qu'un seul constat: beau, tout simplement beau. Audace et subtilité des arrangements ("The lion's kiss", "Bastard sons"), mélodies au souffle permanant ("Hard to move"), arpèges virtigineux ("Porcelain tandem"), ce folk là ne prend sens que dans un univers riche, foisonnant et illuminé. Pas étonnant que les paysages affectés du chanteur de feu Headcases soient en proies au turbulences de cordes (violon, violoncelle...) loquaces et intenses. Résultat: de montagnes russes en plaines arides, les morceaux vivent en quelques minutes leur propres métamorphoses ("Reckon the haze") L'auditeur vacille. Et chacune des douze chansons en présence n'appellent qu'une seule et même posture: la contemplation. Si Porcelain Tandem est un travail d'orfèvre, d'esthète même, il est aussi l'expression d'une plume autarcique et habitée. Preuve en est via ce chant, comme tiraillé entre de douces nuances et un désir d'élévation, jamais rassasié. Au final c'est cet equilibre précieux qui confine à l'album sons caractère si exceptionnel. Et en fait un oeuvre d'art à 200%. Ce qui est déjà beaucoup.

E.GUINOT 8/10

GUITAR PART29/02/2008

Le premier album de Luis Francesco Arena nous avait enchanté, celui là confirme le talent de ce musicien par ailleurs membre du combo Noisy Headcases. Pour son projet solo, il déballe des chansons acoustiques appuyées par des arpèges alambiqués et une voix aïgue et engagée. C'est le côté rauque et direct qui séduit (Under red lights), rappelant parfois les élans tragiques de The Veils, d'autant que sur ce deuxième opus, Luis semble moins soucieux de bien faire, il est plus rentre-dedans et entier. Chaque chanson est intense, personnelle et mélodique, comme si Girls in Hawaii se la jouait acoustique. La seule décéption une reprise de Help!, prouve bien que LFA est riche d'un talent qui se suffit à lui même. Thomas Baltes

POP NEWS28/02/2008

Auteur d'un premier album en 2005, paru sur le label Another Record, Luis Francesco Arena revient avec un successeur à la hauteur de nos espérances. D'emblée, on est frappé par la justesse de sa voix, et par la fonction de prisme qu'il arrive à lui insuffler au fil des morceaux. Rageuse sur "Seven Birds", elle se fait douce et aimante quand il s'agit de soutenir la voix de Jehn, sur le duo "Porcelain Tandem". Ici, la logique de l'album se révèle. Placé à la césure du disque, ce titre donne les clés de lecture de celui-ci, et on devine que la voix sereine de Pierre-Louis danse sur un dé à deux faces.

Entre quatuor à cordes rythmique sur l'une et docile sur l'autre, l'atmosphère change au fil du temps alors que l'oxygène se raréfie. Comme un pied de né aux traditions, il place sa reprise de "Help" sur la deuxième face, et fait de ce morceau une douce ballade. Son interprétation est respectueuse au point d'appeler le fantôme d'Elliott Smith qui, en son temps, avait réussi une performance équivalente avec le titre "Because".
Dans l'esprit de Pierre-Louis, on croise souvent des êtres étranges. Certains titres comme "Seven Birds" et "The Lion's Kiss" faisant même penser à des fables. Cependant, cela ne l'empêche pas de nous imposer des réactions bien réelles. Et au détour de "Under Red Lights", on se surprendra à taper du pied et à hocher la tête. Les arrangements sont parfaits du début à la fin et "Reckon The Haze" emporte la palme sur les passages, troublants, de mimétisme voix / cordes. Au côté de Peter Deimel (Hushpuppies, Chokebore, The Kills), Luis Francesco a incontestablement franchi un cap. Enfermé dans le studio Black Box en pleine campagne, il a su tirer le meilleur de ses musiciens et surtout de ses chansons. Une perle folk en ce début d'année et une tournée à surveiller. Déjà.

ABUS DANGEREUX28/02/2008

Son premier album gnan-gnan, pour rester poli, m'avait laissé de glace. Porcelain Tandem est une heureuse surprise. La voix s'est affermie, les compositions affinées, les textes en anglais, affirmés. Les accords osent des combinaisons originales. Les nombreuses cassures de rythme, aidées par les violons piqués ou en looping, cherchent des noises à l'auditeur. Ici point de mièvrerie, on imagine au contraire un gros travail de préparation, des heures de répétition.
Porcelain tandem n'est pas un disque de plus, un coup d'épée dans l'eau. LFA trouvera son publicau sein des amateurs de pop folk habitée, ceux qui ne jurent que par Tom McRae ou le regretté Elliott Smith.

ELEGY27/02/2008

Sincère et émouvant, Porcelain Tandem, le deuxième album du français Luis Francesco Arena se décline en 17 titres sur deux CD enfermés dans un luxueux digipack. Même si un quatuor à cordes se fait enendre sur le première partie du disque, les arrangements sont assez sommaires, ce qui a pour effet de mettre à nu la fragilité intemporelle de la pop folk indé de Monsieur Arena. Les néo-folkeux pourront largement y trouver leur compte.

Yannick Blay.

M LA MUSIC25/02/2008

Ancien du groupe Headcases, le Tourangeau Pierre-Louis François s’est inventé une identité folk sous le nom de Luis Francesco Arena, et distile un songwriting très inspiré. Cet album de porcelaine fine (et qui porte donc très bien son titre) s’ouvre sur un "Seven Birds" qui aurait pu être écrit et interprété par Bret Anderson. Le tourangeau chasse en beauté sur les terres de Suede (on pourrait parler de glam-pop triste), de Tim Buckley ou des Trashcan Sinatras. Arena a volontairement bloqué l’aiguille des BPM au plus bas : cela lui permet de se concentrer sur un chant plaintif, de dérouler tranquillement des mélodies mélancoliques, de gratter la guitare avec délicatesse. Sachant comme peu d’artistes installer des climats crépusculaires ("Reckon the haze"), il signe un album où transpire l’amour de la pop exigeante, des arrangements de cordes à vous fendre le coeur. Foudroyant de classe, "Porcelain Tandem" regorge de chansons poignantes.